Bio ? Équitable ? Éthique ? Comment je m’y retrouve ?

Le développement durable est à la mode. La consommation responsable se développe. Très bien ! Mais entre « durable », « éthique », « responsable » et bien d’autres adjectifs, comment s’y repérer ? Quel que soit le label, l’important est de connaître le cahier des charges qu’il recouvre et ses effets sur le terrain.

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Quelque soit l’adjectif, cherchez le cahier des charges qui y correspond !

Le commerce éthique consiste d’abord à ne pas nuire. Généralement, il vise à respecter les droits de l’homme ou l’environnement dans la production et la commercialisation des produits.

Par exemple, il assure que telle paire de baskets n’a pas été cousue par des enfants, ou que tel salon en teck ne vient pas de coupes claires de la forêt d’Amazonie.

Il existe ainsi de nombreux codes de conduite pour les entreprises. Certains sont de simples déclarations d’intention. D’autres font l’objet d’un contrôle externe, voire d’un label.

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Le label bio certifie une méthode de culture où les intrants chimiques sont remplacés par des méthodes incluant des produits naturels. C’est un état de fait.

L’agriculture biologique est une méthode de culture qui n’utilise pas de pesticides ou d’engrais chimiques, et qui les remplace par d’autres méthodes incluant des produits issus des plantes ou des animaux : purin, compost, savon noir…

Le label bio signifie que l’agriculteur à l’origine du produit a suivi cette méthode. C’est un état de fait.

« Le règlement Bio définit les règles de conduite et liste les solutions de lutte biologique autorisées, explique Aurore Issouf, responsable recherche et développement à l’entreprise Jardin Bio. En termes d’environnement, les standards Fairtrade / Max Havelaar, eux, demandent de mettre en place une gestion des ressources : eau, sols, déchets, énergie. Ils demandent la diminution dans le temps des pesticides et donnent des principes de précaution d’emploi… »

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Le label Fairtrade / Max Havelaar atteste une dynamique de développement pour les producteurs.

Le commerce équitable correspond donc à une logique de progrès. C’est une dynamique de développement économique, social et environnemental. Non seulement les producteurs de café ne sont pas lésés ; mais surtout, ils développent tous ensemble leur activité dans leur territoire de manière durable et écologique. Ils prennent en main leur propre développement sur la durée.

Cela passe bien sûr par le prix minimum garanti, qui permet une stabilité. Cependant, comme l’affirme Jean-Pierre Doussin, président de Max Havelaar France, « il ne faudrait pas le réduire à cet aspect, ce serait confondre le moyen et le but ».

Car le maître mot du commerce équitable, c’est l’autonomie. « Nous ne voulons pas d’assistance, nous voulons être autonomes », clamaient les producteurs de café à l’origine de la création du commerce équitable labellisé.

L’outil de cette prise d’autonomie, c’est la coopérative, ou, plus généralement, l’organisation collective des producteurs. Les standards de Fairtrade / Max Havelaar exigent qu’elle soit transparente, démocratique et bien gérée. Ainsi, avec l’apport financier de la prime de développement, elle investit dans l’avenir de ses membres et dans celui des communautés tout entières.



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