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Pour un commerce plus juste

Ces dernières années, avec la hausse des prix des matières premières comme le blé et le pétrole, les coûts pour les producteurs avaient augmenté. En même temps, l’inflation, la dépréciation du dollar et les taux de change avaient diminué leurs revenus. Récemment, de nouveaux standards, plus exigeants sur l’environnement, ont aussi apporté de nouvelles contraintes.
C’est pourquoi FLO, en concertation avec toutes les parties prenantes, a décidé d’augmenter les minima et primes liés au café.
La Fédération a commencé en juin dernier par la prime de développement et la prime pour le bio, toutes deux augmentées de 5 centimes de dollar la livre. Ceci a été mis en œuvre en juin dernier.
Déterminer un prix minimum garanti était un processus plus complexe. En effet, il doit continuer à garantir que les revenus des producteurs couvrent leurs frais de vie. En même temps, il ne doit pas décourager les acteurs économiques, importateurs et marques qui doivent rester compétitifs sur leurs marchés.
La décision a finalement été prise : là aussi, une augmentation de 5 centimes de dollars par livre a été appliquée.

Ainsi, quels que soient les cours de la bourse, un sac d’un quintal (60 kg) d’arabica lavé ne sera jamais payé au producteur moins de 150 $. Si ce café est bio, le minimum sera de 174 $. En même temps, pour ce sac de café, sa coopérative recevra 12 $ afin de réaliser des investissements.
Même si actuellement les cours sont hauts, le prix minimum garanti prend tout son sens quand on examine la courbe du prix du café : « Le plus important, c’est que ce plancher nous garantit une stabilité, explique Valentin Chinchay, producteur en équateur. Nous sommes bien moins vulnérables à la volatilité du marché. »
Entre 2000 et 2005, en effet, les prix internationaux du café conventionnel étaient tombés sous les 0,60 $ la livre (72 $ le quintal), très en-dessous du coût de production. Ces années-là, pour des millions de producteurs, cela signifiait zéro revenu, voire des dettes.
FLO révise dorénavant tous ses prix minimum garantis tous les deux à cinq ans.