Accueil > Magazine > Chez les producteurs > Le comité paritaire, moteur de développement au sein des plantations 

IDans certaines conditions, le label Fairtrade / Max Havelaar peut s’appliquer à des plantations appartenant à des propriétaires privés. Des critères sociaux et environnementaux s’appliquent.
nstance centrale de ce type de développement : un comité paritaire qui rassemble des représentants élus des employés et de la direction, avec prépondérance des premiers.
Sa mission : gérer de manière transparente l’utilisation de la prime de développement pour des projets qu’il aura choisis. Pour la banane, cette prime est par exemple de 1 $ par caisse de 18,14 kg. Elle va financer des projets sociaux pour les employés de la plantation et pour la communauté environnante.
« Au Ghana, le comité paritaire des plantations de fruits consulte non seulement les travailleurs, mais aussi les habitants des alentours, explique Rebekka Belk, responsable des marchés frais à l’association Max Havelaar France. Il devra ensuite définir les priorités et mettre en œuvre les projets. Ainsi les travailleurs apprennent à prendre la parole et à gérer des projets. »

À la plantation de fruits Bomarts, au Ghana, le comité paritaire a décidé de mettre l’accent sur l’éducation et les conditions sanitaires. Il a mis en place un programme de bourses scolaires de 106 enfants d’employés, construit une garderie pour une centaine de tout-petits.
Il a aussi financé la construction de latrines publiques pour la ville voisine pour 7000 habitants. Il a également réhabilité un dispensaire pour 4800 personnes, foré un puits là où il n’y avait aucun accès à l’eau.
Projet envisagé pour 2008 : des micro-crédits pour les employés. Au Ghana où les taux d’intérêt avoisinent les 50 %, les employés vont ainsi pouvoir investir pour leur avenir.
« Avant j’étais électricien, mais j’ai choisi de travailler à Bomarts car le salaire était plus élevé et régulier. Je suis également fier de faire partie du comité paritaire. C’est un défi car il n’est pas toujours facile de décider quels projets sont les plus urgents – il y a tellement de choses à faire !
Au sein du comité paritaire, j’aide la communauté locale et j’apprends également beaucoup moi-même – ce qui m’ouvre de nouvelles opportunités pour le futur. Le commerce équitable permet d’envisager l’avenir plus sereinement à la fois pour les communautés et pour les individus. »