La violente dépression qui a sévi le 20 octobre dans le golfe de Gascogne aura eu raison de l’équipage Parnaudeau-Maslard dans la Solidaire du Chocolat. « On a viré après le passage du front. La mer était énorme, explique Stan Maslard. Le bateau est monté sur une vague et il est retombé dans un trou immense : il s’est écrasé au fond. »
Le 18 octobre dernier, la Solidaire du Chocolat, première transatlantique « solidaire » entre la France et le Mexique, s’était élancée du Port de Saint-Nazaire. Cette transat fut avant tout un défi solidaire, car chaque coureur présent sur la ligne de départ devait accompagner un projet solidaire fort et porteur de sens à travers le financement de son sponsor.
Le duo Parnaudeau-Maslard avait pris le départ de cette compétition aux côtés d’Ingénieurs Sans Frontières et de l’association Max Havelaar France. Grâce au financement de la marque rochelaise de commerce équitable Jardin Bio, les coureurs soutenaient un projet d’appui au développement auprès de producteurs mexicains de café équitable.
Malgré son infortune, Benoît Parnaudeau, le skipper de Jardin Bio et son co-skipper Stan Maslard font bon cœur. En effet, la spécificité de la Solidaire du Chocolat laisse des raisons de se réjouir :
« Cette participation à la Solidaire, même courte, permet de financer un beau projet au Mexique et de nourrir une réflexion entre les coopératives de producteurs, Ingénieur sans Frontières et Max Havelaaar. Le but est que les producteurs mexicains puissent vendre non pas la matière première agricole mais un produit fini : un café bio et équitable, torréfié et emballé sur place, qui apporte de la valeur ajoutée au producteurs. »