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Epices (suite) : la vanille

Le prix de la maturation

La vanille est une épice chère. La clef de ce prix : une transformation qui prend du temps. Seulement, tous les producteurs ne peuvent se permettre d’attendre.

Aux Comores, la vanille a le même rôle que les autres épices de complément dans les revenus de nombreux ménages. Seulement, sa haute valeur ajoutée lui donne en plus un rôle majeur dans l’économie de ce petit pays.

« Pour des volumes très faibles, ce marché représente au final beaucoup d’argent, explique Karine Laroche. Cela favorise la spéculation. Pour les producteurs, le prix de la vanille peut fluctuer selon un facteur de 1 à 10. » Toute l’économie locale vit au rythme de ces variations. Le prix minimum d’achat de la vanille équitable doit apporter plus de stabilité pour les producteurs impliqués.

Transformation

Le kilo de vanille en gousse vendu au détail à près de 1 000 € au consommateur européen est acheté en moyenne 2,5 € au producteur. Une grande partie de la valeur de la vanille tient dans le long processus qui transforme les gousses vertes en gousses telles que nous les connaissons.

Une transformation naturelle développe les arômes en faisant monter le taux de vanilline. Elle permet de vendre bien plus cher, mais elle demande du temps.

Or, bien des producteurs ne peuvent se permettre d’attendre six mois avant d’être payés.

« Souvent, les importateurs ont créé une dépendance en achetant les gousses vertes, note Karine Laroche. Grâce au renforcement des organisations et au préfinancement des récoltes, les producteurs pourront faire la transformation eux-mêmes et bénéficier de toute la valeur de leur produit. »



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