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Equitable et bio : la conjonction favorable de Valentin

Equitable et bio : la conjonction favorable de Valentin

Dans les Yungas de Bolivie, Valentin Jamos Mamani a changé sa vie et celle de sa famille en améliorant la qualité de son café.

Agriculture biologique, commerce équitable, projet d’appui, exportation : tout est arrivé ensemble à la coopérative Antofagasta. Le terme « organico » résume pour Valentin Jamos Mamani ce grand chambardement qui lui a permis d’améliorer sa vie.

Voici une dizaine d’années, alors qu’il produisait pour le marché local, le sac d’un quintal de café était payé une dizaine de dollars. Aujourd’hui, à l’export, en biologique, avec le prix minimum garanti Fairtrade / Max Havelaar, sa coopérative et lui-même ayant pu investir dans un traitement de qualité, il vend le sac 140 $. Autant dire que Valentin est devenu un défenseur du bio. « Nous nous sommes concentrés sur la qualité du café. Nous mettre aux normes de qualité était une très bonne chose. Avec du meilleur café, nous vendons davantage. »

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Valentin Jamos Mamani pratique l’agriculture biologique.

Biologique

Installé devant la remise flambant neuve qu’il a fait construire près de sa plantation, Valentin met de côté les cerises vertes ou sèches pour ne retenir que celles qui luisent d’un beau rouge rubis. Une fois le grain extrait, la pulpe va nourrir des bataillons de lombrics dont les excréments fertiliseront la prochaine récolte.

Valentin emmène ensuite le visiteur dans la plantation, à l’ombre des bananiers, des orangers et des arbres tropicaux. Grattant les feuilles au pied des plants de café, il découvre avec fierté un compost gras d’un noir profond.

Féministe

C’est au centre du village que Valentin a fait bâtir sa maison, flanquée d’une des premières salles de bains du village, rendue possible par la très récente adduction d’eau potable.

Avec son épouse Catalina, ils y tiennent aussi une petite épicerie. Cependant, chez lui, cette activité secondaire n’est pas l’apanage de la femme. Qu’on ne se fie pas à son chapeau-melon et ses nattes traditionnelles de la cholita bolivienne : Catalina est une militante féministe, présidente nationale d’une commission de femmes au sein d’une fédération de producteurs biologiques. « La fédération a compris le rôle des femmes, estime-t-elle. Auparavant, je me cantonnais aux travaux domestiques, mais en prenant part aux différentes activités collectives, je me suis progressivement sentie plus impliquée. »

Tous deux ont maintenant une vision du développement du café dans les Yungas : « Je voudrais que mes enfants travaillent dans le secteur du café, mais en ayant des diplômes. L’un de mes enfants étudie la mécanique, c’est aussi une qualification dont le secteur caféier a besoin. Je souhaite aussi que mes enfants achètent de la terre pour cultiver du café. »

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Dans leur maison, Valentin et Catalina ont eu l’une des premières salles de bains du village quand l’adduction d’eau a été installée.

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