Les informations sur la situation des coopératives partenaires du commerce équitable en Haïti nous parviennent peu à peu.
Certaines coopératives certifiées de café et de fruits ont très probablement été touchées par les secousses. Certaines de ces coopératives vendent sur le marché français sous les marques Malongo, Lobodis, Cafés Michel principalement.
L’étendue de la destruction reste à évaluer, mais il semble que les coopératives situées tout au Nord du pays et à l’ouest de Port-au-Prince seraient les moins touchées. La coopérative Recocarno, près de Cap Haïtien nous a confirmé qu’elle n’avait pas été touchée. Le coordinateur local de la fédération Fairtrade international est également indemne.
En revanche, le Sud et les zones autour de la capitale ont beaucoup souffert. Le programme Mouvman Moun Mango, qui devait permettre à dix groupes de producteurs d’exporter des mangues équitables, a été stoppé net. « Les différents désastres qui sévissent chacune de ces dernières années rendent impossible un projet qui puisse aboutir à une certification bio et équitable, se désole John O’Malley Burns, un volontaire qui travaille sur place avec Agrofair. En l’absence d’aide cette année, le système entier de valeur ajoutée pour des producteurs de mangues certifiées va s’écrouler. »
Les producteurs de bananes dominicains envoient à leurs voisins haïtiens de l’aide alimentaire, quatre médecins, des médicaments et de l’eau. Ils organisent aussi une collecte de fonds.
La fédération Fairtrade international étudie actuellement des pistes pour agir en coordination avec la CLAC, le réseau des producteurs certifiés d’Amérique latine et des Caraïbes.
Agronomes et Vétérinaires sans Frontières, une ONG fondatrice de Max Havelaar France, est présente depuis plus de dix ans en Haïti. Elle y conduit des programmes d’appui à des organisations paysannes.
AVSF a décidé de lancer immédiatement une action de solidarité. Il ne s’agira pas d’une action d’urgence sanitaire, mais d’un appui immédiat à la reconstruction dans les zones rurales du sud-est d’Haïti qui ont été très touchées.
« L’expérience du vaste mouvement d’aide après le tsunami en Asie du Sud-est et au Sri Lanka montre que les moyens affluent pour l’urgence, explique-t-on à AVSF. Cependant, le réel enjeu est dans la reconstruction et la réhabilitation qu’il faut mettre en œuvre dès aujourd’hui. »
La priorité : d’une part, soutenir les petits paysans et leurs familles qui ont souvent perdu leur maison et le peu de biens qu’ils possèdent. D’autre part, aider à la remise en état d’installations agricoles dévastées. Cela concerne des canaux d’irrigation, l’adduction d’eau potable, des infrastructures de stockage des récoltes, etc.

Pour envoyer vos dons…
Agronomes et Vétérinaires sans frontières…
Le Programme alimentaire mondial…
L’Unicef…