Accueil > Magazine > Actualités > ISO 65 : le certificateur du label devient la référence mondiale dans son (...)
Depuis 1988, le label Max Havelaar avait débuté comme le label d’une ONG vérifiant l’approvisionnement des entreprises dans une logique de partenariat avec les organisations de producteurs.
Au début des années 2000, face au succès du label, la fédération internationale FLO a décidé de séparer son activité de certification afin de la professionnaliser. Son but : donner aux consommateurs tous les gages de crédibilité nécessaires à un label. Dans ses procédures et ses prises de décision opérationnelles, le certificateur doit être autonome de l’autorité qui définit les cahiers des charges que sont les standards internationaux du commerce équitable.
« Avant 2003, la certification Max Havelaar était davantage un partenariat, explique Pieter Louw, de FLO-Cert. Ce genre de notion n’est pas audible pour les entreprises que Max Havelaar voulait convaincre. Dans les milieux industriels, c’est la présence de systèmes de gestion de risque qui conditionne la confiance dans le système. Sans cela, certaines entreprises peuvent être tentées de créer leur propre certification. »
La norme ISO 65 existe depuis la seconde guerre mondiale. Au départ, elle était un système de gestion de la qualité. Elle servait à s’assurer que les phases de production sont les mêmes dans les procédés industriels, en faisant référence à la façon dont un produit précis est fabriqué. Elle s’est appliquée au label bio européen.
En Allemagne, où se trouve le siège de FLO-Cert, son application est attestée par DAP, un organisme semi-public comparable à la Cofrac en France. DAP accrédite ainsi divers laboratoires de tests de conformité.
C’est pourquoi FLO-Cert, dès sa naissance début 2004, s’est organisée de manière à suivre les six critères internationaux de la norme ISO 65. Durant près de quatre ans, FLO-Cert et DAP ont fourni ensemble des efforts considérables afin d’aboutir à une première mondiale au service du développement humain. Ce travail vient d’aboutir avec la mise en place d’un nouveau système de certification, permettant l’attribution officielle de l’agrément par DAP.
Aujourd’hui, DAP mesure l’étendue du travail accompli : « C’est la première fois au monde qu’on accrédite un système de certification sur des critères socio-économiques, et a fortiori, la première fois au monde qu’on accrédite un système qui combine le développement socio-économique et la certification de produits. C’est l’un des systèmes de certification les plus complexes que nous n’ayons jamais accrédité. »
Selon la pratique en vigueur, cette grande première doit servir d’exemple : toute accréditation future d’un autre certificateur de ce type sera réalisée à l’aune de celle-ci.
Pour obtenir l’agrément, FLO-Cert a apporté des garanties concrètes et évaluables sur six points essentiels.
1. Egalité de traitement : toutes les organisations de producteurs et les acteurs économiques peuvent être candidates à la certification sous les mêmes conditions pour un seul système de certification. Il n’existe pas d’exceptions arbitraires.
2. Fiabilité : garantie, gestion de risques. Il n’y a pas de certification sans conformité complète à chaque étape. Il n’y a pas de certification sans inspection.
3. Transparence : Les règles sont précises et systématiquement publiées.
4. Amélioration constante : existence d’un système de gestion de la qualité.
5. Indépendance : présence d’un conseil d’administration et d’un comité de certification spécifiques.
6. Confiance : des audits externes sont conduits pour s’assurer que tous ces principes sont respectés.