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La situation

L’instabilité des prix nuit aux plus pauvres

Depuis la rupture de l’accord international sur le café, les cours fluctuent au gré du marché. Les producteurs familiaux ne peuvent pas prévoir à quel prix ils pourront vendre à la fin de la récolte. Isolés au bout de la chaîne de commercialisation, ils vivent au jour le jour.

Le café pousse dans 70 pays en zone tropicale. Les trois quarts des volumes sont produits par des exploitants familiaux. De 1997 à 2005, sa production a augmenté deux fois plus vite que la demande, provoquant une chute des cours.

Un marché mondial à grande échelle

Deuxième marché mondial boursier après le pétrole, le café fait vivre 125 millions de personnes, dont 20 à 25 millions de petits producteurs. Une grande partie est en-dessous du seuil de pauvreté.

Dès 1962, un accord international a régulé la commercialisation du café. Depuis 1989, les quotas d’exportation qu’il fixe ne sont plus respectés. Cette même année, les cours ont chuté de moitié.

La tentation de la coca

Depuis, certains États ont donc entièrement libéralisé leur marché. Coté en bourse, le café est en proie aux spéculateurs. Dans certains pays d’Amérique latine, des paysans sont réduits à préférer la culture de la coca, plus rentable mais illégale.

La stabilité des prix et la structuration que permet le commerce équitable créent des conditions favorables afin d’investir pour l’avenir.



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