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La situation

Un avenir restreint pour les plus faibles

Héritages de la colonisation britannique, les jardins de thé sont le lieu de vie de ceux qui y travaillent. Quand l’employeur n’assure plus le minimum, ce sont des familles entières qui sont à court de perspectives d’avenir.

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Photos : Jean-Luc Luyssen / Agence Gamma

La boisson la plus consommée au monde passe par sept multinationales qui contrôlent toute la filière. La plupart des plantations, principalement en Inde, sont des vestiges de la colonisation britannique.

Un lieu de vie en vase clos

Depuis l’indépendance, les Indiens y ont pris le relais des colons. Les jardins sont toujours de véritables villages où les employés vivent. Ils sont logés par leur employeur, et tous les services publics dépendent de la plantation : écoles, santé, approvisionnement…

Cependant, bien souvent, ces services ne sont pas à la hauteur, et les salaires versés aux travailleurs ne leur permettent pas de vivre. Pour les jeunes générations, l’avenir est bien restreint.

Ce sont généralement les femmes qui effectuent la cueillette du thé. Les journées de travail sont très longues, et le droit au congé est rarement respecté.

La forêt menacée

A flanc de colline, les jardins de thé empiètent souvent sur la forêt. Les racines ne retenant plus les sols, le risque de glissements de terrain s’accroît. Le thé est aussi un gros consommateur de pesticides dangereux.

Il existe aussi des petits producteurs de thé. Ils sont situés en Afrique de l’est ou au Sri Lanka. Face à un marché maîtrisé par les géants du secteur, ils ont peu de marge de négociation.



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