Le difficile accès à la transformation
Autrefois, certains pays exportateurs comme la Côte d’Ivoire garantissaient la stabilité des prix grâce à des caisses de compensation. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Les producteurs sont soumis à la fluctuation des cours mondiaux.
Comme pour le café, la période récente a vu remonter les cours de la matière première, mais les problèmes structurels de la filière demeurent.
Le produit transformé se vend un bien meilleur prix que la matière première brute. Or, la transformation est hors de portée des petits producteurs isolés. Les droits de douane des pays développés sont beaucoup plus élevés pour la poudre que pour les fèves brutes. Ainsi, la plupart de la valeur ajoutée part dans les pays développés.
Les producteurs ne dégagent pas assez de marge pour développer les parcelles et avoir des rendements suffisants à des revenus satisfaisants. Les jeunes des familles agricoles se détournent de cette production.
