Une culture de masse qui broie les hommes et leur environnement
Avec 13 millions de tonnes par an, la banane est le fruit le plus exporté au monde, cultivée dans de vastes monocultures. Cependant, dans de nombreux cas, c’est aussi un produit de base, cultivé par de petits producteurs et vendu sur les marchés locaux.
La production pour l’exportation est très concentrée. Les trois quarts du marché mondial sont détenus par cinq multinationales. La plupart possèdent leurs propres bananeraies, leur flotte de bateaux… Elles s’approvisionnent également auprès de petits producteurs indépendants, essentiellement en Amérique. C’est ce que l’on appelle les « bananes dollar ».
La banane est un secteur d’emploi primordial dans de nombreux pays en développement : 400 000 personnes en Equateur.
En 2006, les prix étaient très bas à cause de la surproduction mondiale. Ceci pénalise particulièrement les petites exploitations pour qui les investissements sont difficiles.
L’accès des producteurs indépendants au marché mondial est très limité, car la logistique d’exportation, très complexe, est souvent hors de portée.
Les employés sont souvent employés pour de courtes périodes, sans contrat. Il n’y a pas d’indemnité de maladie ou de congés. Les journées de travail durent plus de 12 heures.
Droits syndicaux bafoués : démantèlement, intimidation, listes noires, kidnapping, meurtre…
Bas salaires.
Harcèlement sexuel et discrimination.
Travail des enfants.
Certains produits chimiques, utilisés intensivement, nuisent à la santé des travailleurs : empoisonnement, cancer, stérilité, malformation à la naissance…
Déchets non éliminés, pollution, épuisement des sols, des réserves en eau, diminution de la biodiversité…
Les rivières sont contaminées.