Le directeur général de la FAO, l’Organisation de Nations-Unies pour l’agriculture et l’alimentation, a participé à l’ouverture de la Quinzaine du commerce équitable. Le 6 mai, il a participé à un colloque organisé sur le sujet à l’Assemblée Nationale, puis était présent à la soirée d’ouverture organisée par Max Havelaar France.

Il s’est dit « prêt à soutenir une concertation internationale sur le commerce équitable par les gouvernements et les ONG », rappelant que la croissance du commerce équitable était due à ces dernières.
Inquiet de la hausse probable de cent millions du nombre de personnes souffrant de la faim dans les années à venir, il a souligné que l’agriculture fournissait 80 % des emplois ruraux tandis que les agriculteurs représentaient 70 % de la pauvreté dans les pays en voie de développement.
Dans ces conditions, « tout investissement dans l’agriculture a trois fois plus d’impact pour la réduction de la pauvreté que les autres investissements », a-t-il souligné.
Pour ces raisons, il estime que le commerce équitable constitue « une aide pour les agriculteurs par un accès à des marchés en croissance ». Selon lui, « ses bénéfices indirects permettent aux organisations de producteurs de se consolider et de renforcer leur autonomie ».
La FAO planche actuellement sur une analyse économique du commerce équitable au niveau mondial, sur les produits et leurs débouchés. Elle pense pouvoir apporter un soutien technique, essentiellement en facilitant la diffusion d’informations et de savoirs pour les producteurs.
