Depuis le 1er juillet 2008, de nouveaux prix minimum pour le coton-graine bio et conventionnel entrent en vigueur. En moyenne, ces minima sont en hausse de 24 %.
Les prix minimum établis par FLO se basent sur les coûts de production permettant une production durable. Ils doivent permettre aux producteurs de couvrir leurs coûts de production et dégager une marge qui leur permettra de vivre de manière durable. Il y a des différences de prix d’une région à l’autre car les coûts de production, le contexte climatique et économique ne sont pas les mêmes.
C’est pourquoi le comité des standards de FLO a décidé de distinguer six régions du monde : Amérique du Sud et Amérique Centrale, le Nord de l’Afrique, l’Afrique de l’Est, l’Afrique de l’Ouest et Centrale, l’Asie du Sud et le Kirghizstan.
Pour le coton biologique, le nouveau prix minimum est 20 % plus élevé que pour le coton non-bio. Cette différence de prix s’explique par les rendements plus faibles.
Cette décision a été prise à l’unanimité par tous les membres du Comité de standards de FLO, le 3 juin dernier. Le processus de consultation a inclus avant tout les organisations de producteurs, mais aussi les acteurs économiques, ainsi que les homologues de Max Havelaar France.
Avec ces prix minimum, FLO garantit aux producteurs un revenu équitable et stable, ainsi qu’une prime de développement. Avec celle-ci, les coopératives peuvent financer des projets sociaux, sanitaires, productifs… FLO encourage les producteurs à avoir des pratiques de culture respectueuses de l’environnement.
Depuis son introduction dans le secteur du coton voici quatre ans, le commerce équitable a prouvé qu’une garantie de prix pouvait améliorer significativement la vie des producteurs. Au cours de la récolte 2005-2006, le revenu des paysans vendant dans ces conditions était de 40 % supérieur à ceux qui vendaient dans les commerce conventionnel, et 70 % au Mali.
