Pour les plus chanceux, la faim n’est que le petit creux dans l’estomac qui vous avertit qu’il est l’heure de passer à table.
Mais pour un milliard de personnes dans le monde, c’est le fait de n’avoir pas assez à manger chaque jour. Lorsque la faim est extrême, l’organisme commence à décomposer ses tissus adipeux et sa masse musculaire, ce qui finit par porter à la famine et à la mort.
Le problème n’est pas la pénurie d’aliments. Le monde produit suffisamment aujourd’hui pour nourrir tous les habitants de la planète.
La faim existe à cause de la pauvreté, des catastrophes naturelles ou des conflits. Elle existe parce que les femmes n’ont pas le même accès que les hommes à la formation, au crédit ou à la terre. La faim existe parce qu’on utilise souvent les ressources naturelles de manière non durable.
Elle existe parce que les communautés pauvres ne disposent pas de terres ou de solides infrastructures agricoles pour produire des cultures durables ou pratiquer l’élevage, ou n’ont pas d’emplois stables pour acheter de la nourriture. Dans de nombreux pays, il n’y a pas assez d’investissements dans le secteur rural pour soutenir le développement agricole.
Ce sont principalement les populations rurales pauvres des pays en développement qui dépendent le plus de l’élevage ou de l’agriculture de subsistance pratiquée sur de petites parcelles.
C’est encore pire pour les ruraux dépourvus de terres qui finissent par migrer vers les villes où le travail est souvent rare et mal rétribué.
Les petits agriculteurs devraient disposer des opportunités et de l’éducation nécessaires pour produire de la nourriture et se procurer des revenus suffisants pour nourrir leurs familles. Les économies rurales ont besoin de grandir pour accroître les opportunités d’emploi et freiner le rythme de la migration vers les villes.
Il faut s’attacher davantage à améliorer l’accès des petits agriculteurs aux marchés intérieurs et internationaux. Nos ressources naturelles doivent être gérées de façon judicieuse pour veiller à ne pas surexploiter la terre. Les secteurs public et privé doivent collaborer pour mettre fin à la pauvreté et à l’inégalité, et améliorer l’accès à une nourriture saine pour tous.