Accueil > Actualités > En bref > OMC : « une grande opportunité se perd » selon le directeur de (...)
Le cycle de Doha, commencé en 2001, avait pour but de faire des marchés plus équitables pour les pays pauvres. Les discussions viennent de se clore que un constat d’échec. « Cette réunion a échoué. Les membres n’ont pas pu surmonter leurs divergences », a déclaré le Directeur général de l’OMC, Pascal Lamy.
La question qui se posait était de savoir dans quelle mesure les pays en développement pourraient rehausser les tarifs pour protéger les agriculteurs contre les poussées d’importations, au titre d’un "mécanisme de sauvegarde spéciale" (MSS). La Chine et l’Inde considèrent que le "seuil de déclenchement" était trop élevé pour garantir que les agriculteurs ne seraient pas lésés par les importations agricoles subventionnés en provenance des pays développés.
Les MSS étant perçus comme la cause principale du blocage, les autres questions litigieuses, notamment les abaissements des subventions au coton et les appellations d’origine protégées n’ont pas été abordées.
« La panne des négociations de Doha se fait au détriment des petits producteurs des pays pauvres, une grande opportunité se perd, affirme Rob Cameron, Directeur de FLO, la fédération du commerce équitable labellisé. Ceci s’ajoute à la pression extrême que souffrent ces producteurs avec les coûts élevés des intrants agricoles, des transports et de la nourriture sur les marchés locaux. »
Avec l’échec du sommet, la prochaine étape pour le Cycle de Doha, déjà dans sa septième année, n’est pas encore claire. Avec les changements politiques de 2009 aux Etats-Unis, en Europe et en Inde, beaucoup craignent que le commerce mondial soit mis entre parenthèses. Le champ est laissé libre aux négociations bilatérales, qui tournent bien souvent au désavantage des plus faibles.