Le travail à sa juste valeur
Autrefois, Rosa Mamani travaillait à la ville où elle était victime de discriminations. Voyant que le café était payé un prix juste et stable, elle a décidé d’acheter de la terre près de celle de son père.
L’un des principaux effets du commerce équitable dans la région a été de revaloriser le métier de producteur de café. Autrefois, c’était plutôt un pis-aller pour la jeune génération qui préférait aller chercher du travail à la ville. Mais la ville n’est pas toujours tendre avec eux.
Bien peu d’experts du secteur auraient pu imaginer ceci voici dix ans : un concours de dégustation à l’aveugle des différents crus de café boliviens. C’est ce qu’organise aujourd’hui la Fédération des caféiculteurs de Bolivie (Fecafeb).
Il s’agit là d’une première sélection avant un concours en présence d’un jury international d’experts. Mais l’épreuve est autant pour le café que pour les goûteurs. Tous sont fils de producteurs spécialement formés.
Photos : Bruno Fert/INVISU