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Max Havelaar France

Le label de garantie du commerce équitable

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Café

LE CAFÉ EST LE PRODUIT PHARE DU COMMERCE ÉQUITABLE

Production

730 300

Petits producteurs de café dans le monde

Bénéfice

44 M/€

Montant de la prime de développement reçue en 2013

Contextes et enjeux de la filière

Le café est au cœur d’enjeux économiques majeurs pour les pays du Nord comme du Sud. Chaque année, plus de 140 millions de sacs(1) sont produits dans le monde, dont plus de 80% sont échangés sur les marchés internationaux. Les économies de nombreux pays en développement dépendent fortement du commerce du café ; pour l’Ethiopie ou l’Ouganda par exemple, c’est plus de la moitié des exportations et l’activité d’un quart de la population qui reposent sur les ventes de café.

Les premiers exportateurs de café sont le Brésil, le Vietnam, la Colombie, l’Indonésie et le Guatemala, qui à eux cinq produisent près de 70% du café échangé. Côté demande, les Etats-Unis, l’Union Européenne et le Japon sont quant à eux les principaux importateurs, avec près de deux tiers des volumes.

Jusqu’à la fin des années 1980, le marché international du café vert était très encadré. En 1989, l’Accord international sur le café (AIC), qui régulait le marché depuis près de trente ans par un système de quotas de production, est abandonné. Le secteur connaît alors une période de restructuration profonde, avec l’émergence de nouveaux géants comme le Vietnam(2)., La baisse des coûts de production, générée par l’amélioration de la productivités des grandes plantations brésiliennes, le changement climatique, la spéculation boursière favorisent une très forte volatilité des prix du café vert. Les crises du café survenues dans les années 1990 et 2000 ont précipité des millions de petits producteurs dans la pauvreté.  

80% de la production mondiale provient ainsi d'exploitations familiales de moins de 5 hectares.La concentration des acteurs du marché du café (la moitié des échanges mondiaux passent par trois négociants, et 45% du marché du café est détenu par cinq torréfacteurs) isole davantage les petits producteurs soumis à la très forte volatilité des cours et aux exigences des intermédiaires.(1)141 millions de sacs (60kg) en 2014, soit environ 8.5 millions de tonnes (OIC) (2)En l’espace de 10 ans, entre 1990 et 2000, le Vietnam est passé du rang de 20ème producteur mondial de café à celui de 2ème. C’est le premier producteur de Robusta. (3)L’Arabica est côté à la bourse de New York, le Robusta à celle de Londres (Robusta)  

 

QUELQUES CHIFFRES

Production mondiale (café vert) 2014 : 8 497 200 de tonnes, dont 430 000 Tonnes certifiées commerce équitable Fairtrade, soit 5% de la production mondiale issue du commerce équitable

25 millions de petits producteurs vivent de la culture du café. (125 millions si l’on inclut les familles de producteurs)

LA FILIÈRE CAFÉ DANS LE SYSTÈME FAIRTRADE / MAX HAVELAAR

La première filière de commerce équitable labellisé fut mise en place en 1988, à l’initiative de la coopérative UCIRI, installée dans le Chiapas au Mexique, et d’une ONG hollandaise. Ce partenariat a vu le jour dans un contexte d’effondrement des prix et des filières et, côté demande, de l’émergence d’une recherche par les consommateurs de café spéciaux, porteurs de qualité gustative, associés à une origine ou répondant à des critères sociaux et environnementaux.

Un des effets primordiaux du commerce équitable pour le secteur du café réside dans la stabilisation des prix payés aux coopératives, puis au producteur individuel. En période de prix bas, les producteurs certifiés peuvent recevoir jusqu’au double du prix payé sur les marchés locaux conventionnels. Le versement de la prime du commerce équitable a également ouvert la possibilité d’investir dans l’amélioration des systèmes de production, dans la formation et la qualité des produits, voire de diversifier les productions et développer la transformation directe pour capter une plus grande valeur ajoutée. Certaines coopératives parviennent à développer des capacités propres d’exportation, de façon à limiter les intermédiaires.

Plus largement, les revenus du commerce équitable sont un soutien à l’amélioration des conditions de vie et des infrastructures pour les populations rurales des régions productrices, souvent marginalisées et enclavées. Au niveau mondial, le montant total de la prime reçue par les producteurs de café labellisé s’est élevé à 44 millions d’euros en 2013.

Enfin, en favorisant le développement économique et la pérennité des exploitations familiales caféières et en encourageant des pratiques agricoles durables, cette dynamique peut également contribuer à valoriser les services environnementaux rendus par les systèmes de culture du café agroforestiers, le plus souvent implantés dans des milieux montagneux, à la fois fragiles et très riches en biodiversité.

Près de 369 coopératives produisent du café équitable, représentant plus de 450 000 petits producteurs de café dans 29 pays d’origine en Amérique Latine, Afrique, Asie et Océanie.

Réponses du système Fairtrade / Max Havelaar

Trait d’union entre les producteurs de cacao et les consommateurs, le système Fairtrade / Max Havelaar a pour objectif de déclencher et de pérenniser une dynamique de renforcement des organisations auxquelles appartiennent les 167 000 producteurs de cacao qui ont fait le choix de travailler avec Fairtrade / Max Havelaar. Une rémunération plus juste et stable du travail est assurée par un « prix minimum garanti » de 1 750 dollars la tonne, et de 2 050 pour la production bio. La prime de développement de 200 dollars par tonne est gérée collectivement, par les producteurs, et permet des investissements communautaires. Un grand nombre d’organisations de producteurs investissent ainsi dans la qualité de l’outil de production via le recours à de l’assistance technique et l’optimisation des infrastructures de production et de transformation. La fermentation et le séchage des fèves sont en effet des étapes cruciales dans la formation de l’arôme cacao. Ce type d’investissements entraine des relations plus pérennes avec les acheteurs, et l’ouverture à de nouveaux marchés.

Au-delà du prix et de la prime de développement, le regroupement en coopératives que requiert la certification rend les producteurs plus efficaces, plus autonomes et en capacité de mieux négocier. Leur gestion démocratique et transparente permet une prise de conscience commune sur le développement social et environnemental de leurs communautés.

Le regard porté sur l’avenir, les organisations de producteurs de cacao et les producteurs eux-mêmes s’appuient sur les outils du commerce équitable Fairtrade/ Max Havelaar pour mieux faire face aux instabilités du marché : le commerce équitable est un tremplin pour un meilleur accès au financement, la construction de relations solides avec les acheteurs et une amélioration des conditions contractuelles.

Tour du monde du café équitable

660 000 petits producteurs dans 30 pays cultivent du café 83 709 tonnes de café labellisé Fairtrade / Max Havelaar ont été vendues en 2013.

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Quelques exemples d’organisations de producteurs de café certifiées

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CEPICAFE (Pérou)

CEPICAFE est une union de coopératives qui défend les intérêts économiques des producteurs de café de la région de Piura au nord du Pérou. Fondée en 1995 par 18 coopératives de base avec le soutien de l’ONG locale Pidecafe qui accompagne toujours aujourd’hui Cepicafé par une assistance technique et organise des formations à destination des producteurs de la région.

L’assemblée générale est l’organe principal du fonctionnement de Cepicafé. Constituée de tous les membres de l’union qui sont représentés par un délégué, elle se réunit une fois par an et décide démocratiquement des grandes orientations et des plans de gestion de Cepicafé.

Cepicafe est aujourd’hui positionné sur des marchés internationaux hautement qualitatifs : marché biologique, marché de l’équitable dans des pays comme la France, L’Angleterre, l’Italie, la Canada, les Etats-Unis…Ces débouchés ont permis d’augmenter les revenus des familles impliquées dans le commerce équitable, on estime aujourd’hui que leurs revenus est supérieur de 40 à 50% par rapport à des producteurs non impliqués.



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OROMIA (Ethiopie)

L’Union de coopératives Oromia (OCFCU) fut fondée en 1999 et fédère 129 coopératives. Elle compte plus de 20 000 producteurs. Pays encore très agricole, l’Ethiopie a connu de nombreuses crises et périodes d’insécurité alimentaire. En période d’effondrement du cours du café, l’accès à un prix stable via le Commerce équitable a permis aux agriculteurs de maintenir leur activité caféière, leurs systèmes vivriers et ainsi de mieux sécuriser leur accès aux denrées de base.

La coopérative met en avant à la fois les méthodes de cultures traditionnelles et une gestion rigoureuse de la production et de la transformation du café. Grâce aux investissements productifs réalisés par les coopératives, notamment avec la prime au Commerce Equitable, les producteurs maîtrisent la plus grande partie de la chaîne de production (infrastructures de traitement par voie humide, aires de séchage, bâtiment de stockage etc.). Les producteurs d’Oromia peuvent ainsi valoriser eux-mêmes la qualité de leur café et développer des relations directes avec leurs clients partout dans le monde.

En savoir plus

  • International Coffe Organization
  • Christopher M. Bacon (Editor) et al, 2008. Confronting the Coffee Crisis: Fair Trade, Sustainable Livelihoods and Ecosystems in Mexico and Central America (Food, Health, and the Environment).
  • Duval L., 2007. Etude des effets et de l’impact du commerce équitable labellisé au Pérou et en République Dominicaine COCLA, PEROU. Oréade Brèche.
  • Oxfam international, 2002. Une tasse de café au goût d’injustice
  • Rice P.D., McLean J., 1999. Sustainable coffee at a crossroads. The Consumer’s Choice Council: Washington DC
  • www.john-libbey-eurotext.fr