Le label et les cahiers des charges Fairtrade/Max Havelaar

Vous voyez tous les jours le label Fairtrade/Max Havelaar sur les boîtes de café, les tablettes de chocolat ou encore les bananes, mais savez-vous ce qu'il signifie concrètement ? Grâce aux logos fond noir ou fond blancs, il permet d’identifier rapidement, dans les magasins bio, supermarchés, cafés, restaurants ou autres lieux de vente, les produits répondant aux exigences du commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar. Opter pour ce label, c'est soutenir d'une manière concrète les agriculteurs et travailleurs salariés de l'hémisphère sud et la transition vers des pratiques agricoles durables.

 

1. Ce que le label Fairtrade/Max Havelaar garantit

Les cahiers des charges sont adaptés aux filières et aux pays, mais tous reposent sur un socle commun de critères économiques, sociaux et écologiques garantissant un développement durable.

Une meilleure rémunération pour les producteurs et travailleurs
  • Les matières premières sont achetées à un prix minimum garanti , qui couvre les coûts de production et agit comme un filet de sécurité face aux fluctuations des cours mondiaux. Les producteurs et productrices ne pâtissent plus des chutes de prix : le prix payé reste stable si le cours baisse, mais augmente avec lui s’il monte. Il s'agit de l'un des points de contrôles régulièrement vérifiés par FLOCERT. Grâce à ce revenu stable, les producteurs peuvent faire vivre dignement leurs familles et planifier l'avenir.
  • Ils versent également une prime de développement pour des projets locaux, en plus du paiement des matières premières, aux organisations de producteurs ou aux comités de travailleurs. Elle est utilisée de manière collective et autonome pour financer des projets économiques, sociaux et environnementaux (construction d’infrastructures, amélioration de la production, accès à l’eau, à la santé, à l’éducation…).
Des conditions de travail décentes
Le respect de l’environnement

Pilier essentiel du mouvement Fairtrade/Max Havelaar, il passe notamment par :

  • L’interdiction des produits chimiques dangereux.
  • L’interdiction des OGM.
  • La préservation des ressources naturelles et des écosystèmes, notamment à travers l'optimisation de la consommation d’eau, la gestion durable des sols et le respect de la biodiversité.
  • Une prime pour les producteurs en agriculture biologique.

Par ailleurs, des formations portant sur des pratiques agricoles permettent, aux producteurs comme aux travailleurs, de mieux s’adapter aux conséquences du changement climatique et de réduire leur impact écologique.

L’autonomie et la gestion démocratique des coopératives de producteurs
  • Les producteurs sont réunis en organisations collectivesDans le commerce équitable, nous sommes convaincus que l’union fait la force. C'est pourquoi les producteurs et productrices sont regroupés en coopératives. À travers elles, ils peuvent vendre ensemble leur production, être plus forts face au marché et mettre en place des projets collectifs qui bénéficient à l'ensemble de la communauté.
  • Ils déterminent de façon autonome la façon dont ils souhaitent utiliser la prime de développement. Les cahiers des charges n'imposent pas d'utilisation spécifique de la prime de développement : les producteurs sont acteurs de leur avenir et investissent dans des projets adaptés à leurs réalités locales.
  • Les organisations sont transparentes et démocratiques. Tous les producteurs doivent pouvoir donner leur opinion concernant les choix de développement ou les projets à financer.

Professionnelles et autonomes, les coopératives peuvent ainsi enclencher un cercle vertueux qui permet d’améliorer à long terme le niveau de vie des producteurs et de leurs familles.

2. Les logos du label Fairtrade/Max Havelaar en un coup d’œil

Il existe deux labels Fairtrade/Max Havelaar en fonction du type de produit et de la place que tiennent les ingrédients équitables dans les produits.

Le label Fairtrade/Max Havelaar noir

Le logo noir concerne des produits qui peuvent être simples ou composés :

  • Les mono-produits (café, riz, bananes, sucre...). Composés d’un seul ingrédient, ils sont, par définition, à 100 % issus du commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar.
  • Les produits composés de plusieurs ingrédients (glaces, chocolats, biscuits...). Ils peuvent arborer le label noir à condition que tous les ingrédients disponibles en commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar en soient obligatoirement issus. Seules les matières premières qui n'existent pas en commerce équitable, par exemple l'eau, les œufs, le lait, la farine ou le sel, sont dispensées de cet impératif.

Prenons l'exemple d'une tablette de chocolat au lait labellisée Fairtrade/Max Havelaar. 

Le cacao, le beurre de cacao et le sucre de canne étant disponibles dans les filières du commerce équitable, ils sont certifiés Fairtrade/Max Havelaar.

En revanche, le lait, qui n'est pas disponible aux conditions du commerce équitable, n'est pas certifié.

Si vous voyez une flèche à côté du logo, celle-ci renvoie à des informations complémentaires figurant au dos de l'emballage, avec notamment le pourcentage d'ingrédients équitables. Le poids des ingrédients équitables doit représenter au moins 20% du total des ingrédients.

Le label ingrédient Fairtrade/Max Havelaar blanc

Le logo blanc identifie l’ingrédient équitable du produit. Le label porte uniquement sur l'ingrédient – indiqué dans la bande à droite du logo – et non sur le produit.

Reprenons l'exemple de la tablette de chocolat au lait : le logo ci-contre signifie que le cacao est issu du commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar, mais que ce n'est pas le cas du sucre de canne, du beurre de cacao et du lait. Le fabricant de chocolat permet ainsi aux producteurs de cacao équitable de bénéficier du commerce équitable, tout en utilisant un sucre produit dans sa région mais ne bénéficiant pas de la certification Fairtrade/Max Havelaar.

Un modèle pragmatique

Ce nouveau label permet de créer de nouveaux débouchés pour les producteurs qui ont des difficultés à vendre leurs matières premières.

Les deux labels Fairtrade/Max Havelaar permettent ainsi aux producteurs et travailleurs d’augmenter leurs ventes aux conditions du commerce équitable, aux consommateurs de bénéficier d’une gamme élargie et aux entreprises de s’engager progressivement dans ce modèle plus juste.

3. Règles et contrôles

Le label Fairtrade/Max Havelaar garantit que les produits sont cultivés, transformés et commercialisés dans le respect de normes économiques, sociales et environnementales strictes, consignées dans des cahiers des charges. Du champ jusqu’au produit fini, tous les acteurs de la chaîne s'engagent à respecter ces règles.

Les cahiers des charges sont établis par Fairtrade International , qui regroupe des représentants des petits producteurs, des ONG nationales comme Max Havelaar France, des importateurs ou exportateurs, ainsi que des membres de la société civile. Cette organisation collégiale permet de garantir que les cahiers des charges Fairtrade/Max Havelaar apportent une réponse efficace aux problèmes et aux besoins réels des petits producteurs, ainsi qu’aux défis mondiaux en matière d’environnement et de gestion de la nature.

Le contrôle de l’application des règles est assuré par FLOCERT, un organisme de certification indépendant. Ses inspecteurs et inspectrices effectuent régulièrement des contrôles sur le terrain, à chaque étape de la production. Dans les entreprises – transformateurs, torréfacteurs, importateurs –, ils vérifient par exemple le prix versé aux producteurs et la prime de développement.

> En savoir plus sur la certification et les contrôles.

Les cahiers des charges en détails

Pour obtenir la certification Fairtrade/Max Havelaar, les organisations de productrices et producteurs, ainsi que les plantations, doivent se conformer aux obligations des cahiers des charges. Une fois certifiée, elles s’engagent dans un processus d’amélioration de leurs pratiques. les exigences du cahiers des charges visent à améliorer l’organisation et les conditions de travail des producteurs et à mettre en œuvre, sur le long terme, des mesures efficaces pour protéger l’environnement.

Sont valables pour les organisations de petits producteurs et les plantations :

Standard pour les coopératives de petits producteurs

Le modèle Fairtrade/Max Havelaar entend renforcer le rôle des producteurs et de leur communauté. Grâce au commerce équitable, ils renforcent leur organisation au sein de coopératives, améliorent leur productivité et renforcent les infrastructures. Cela leur permet d’être mieux positionnés à long terme sur le marché mondial.

Plus d’informations.

Standard pour les travailleurs et travailleuses des plantations

Il s’agit en priorité d’améliorer les conditions de travail des travailleurs et travailleuses des plantations, exploitations de fleurs et plantations de thé. Par le biais d’un comité de travailleurs élus démocratiquement – le comité d’utilisation de la prime de développement –, les travailleurs peuvent décider en toute autonomie dans quels projets ils souhaitent investir la prime. Les représentantes et représentants de l’encadrement font également partie du comité, mais ils n’ont qu’une fonction de conseillers et conseillères, sansdroit de vote. Ils ne peuvent opposer leur veto qu’en cas d’utilisation manifestement mauvaise de la prime de développement.

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Standard pour les cultures sous contrat

Les standards pour les cultures sous contrat permettent aux producteurs qui ne sont pas encore suffisamment organisés, et qui ne remplissent donc pas les critères, de pouvoir malgré tout participer au commerce équitable.

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Des critères spéciaux pour les différents produits :

Standards produit

Dans la mesure où les conditions de négociations sont différentes pour chaque produit, il existe, parallèlement aux standards de base, des standards spécifiques pour chaque matière première. Les prix minimaux et les primes sont fixés selon le produit et l’origine, et sont adaptés si nécessaire.

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Le standard Fairtrade/Max Havelaar pour négociants s’adresse aux licenciés, fabricants et importateurs :

Standard pour négociants

Dans les standards complètement remaniés en 2015, l’accent est mis sur plus de transparence afin que les producteurs et négociants établissent une relation commerciale sûre et juste. Les réglementations portant sur le paiement du prix minimum et de la prime de développement, la conclusion des contrats, le préfinancement et la planification des acquisitions constituent les points clés des standards. Par ailleurs, les négociants sont soutenus dans l’élaboration et la mise en œuvre d’obligations d’engagement volontaire en tant que « Best Practice ».

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