A la rencontre des coopératives de plantation de bananes équitables en République Dominicaine et Pérou

Giovanna, responsable de la filière banane ainsi que Sarah, responsable des relations producteurs, programmes et impacts de Max Havelaar France sont allées à la rencontre des producteur.rice.s de la banane équitable en République Dominicaine et au Pérou. Découvrez le récit de leurs rencontres.

Lancé en 2014 pour une durée de 3 ans, le projet avait comme objectif d’améliorer la qualité des sols pour augmenter la productivité agricole durable des petit.e.s producteur.rice.s des plantations de bananes certifiées Fairtrade/Max Havelaar. Ce projet a permis de promouvoir des pratiques agricoles durables respectueuses de l’environnement.

La première étape de ce projet a été d’identifier et d’analyser les sols afin de déterminer le besoin en nutriments et minéraux pour ensuite les enrichir et les rendre plus fertiles grâce à de la matière organique produite avec les ressources naturelles disponibles sur le territoire.

Dix-sept coopératives réparties dans sept pays du Sud ont pu bénéficier de ce projet, dont trois en République Dominicaine et trois au Pérou.

Le Programme d’Accroissement de la Productivité Durable (PIP)

Lors de cette mission, nous avons échangé avec les producteur.rice.s et travailleur.euse.s des plantations de bananes au sujet des résultats du projet PIP (Programme d’Accroissement de la Productivité Durable) et des actions mises en place au sein des coopératives financées par la prime de développement.

Des pratiques agricoles durables et respectueuses de l’environnement

Notre mission démarre en République Dominicaine où nous avons eu l’occasion de visiter trois coopératives Banelino, ASOANOR et Santa Cruz ainsi qu’une plantation Hispañola. Puis direction le Pérou, pour rejoindre les coopératives Valle del Chira, APPBOSA, BOS et Capebosman.

Premier constat : le projet PIP est un vrai succès en République Dominicaine et au Pérou !

Les petit.e.s producteur.rice.s de la coopérative Banelino nous ont présenté les progrès réalisés depuis la mise en place du projet. La coopérative continue d’améliorer ses pratiques agricoles en encourageant les producteur.rice.s à produire toujours plus durablement et en respectant l’environnement.

Elle a mis en place un centre de production de biofertilisants créés à base de champignons naturels qu’elle laisse fermenter pendant quelques semaines. Ces fertilisants sont ensuite épandus à travers les plantations de bananes afin d’apporter au sol tous les nutriments dont il a besoin et améliorer le contrôle biologique des ravageurs et des maladies.

Et grâce à la construction d’une pépinière à destination des nouveaux plants de bananes, la coopérative a pu diversifier ses parcelles en cultivant du coco par exemple. Ce projet permet aux plants de bananes d’être plus résistants et résilients au changement climatique.

Des pratiques agricoles durables et respectueuses de l’environnement

Notre mission démarre en République Dominicaine où nous avons eu l’occasion de visiter trois coopératives Banelino, ASOANOR et Santa Cruz ainsi qu’une plantation Hispañola. Puis direction le Pérou, pour rejoindre les coopératives Valle del Chira, APPBOSA, BOS et Capebosman.

Premier constat : le projet PIP est un vrai succès en République Dominicaine et au Pérou !

Les petit.e.s producteur.rice.s de la coopérative Banelino nous ont présenté les progrès réalisés depuis la mise en place du projet. La coopérative continue d’améliorer ses pratiques agricoles en encourageant les producteur.rice.s à produire toujours plus durablement et en respectant l’environnement.

Elle a mis en place un centre de production de biofertilisants créés à base de champignons naturels qu’elle laisse fermenter pendant quelques semaines. Ces fertilisants sont ensuite épandus à travers les plantations de bananes afin d’apporter au sol tous les nutriments dont il a besoin et améliorer le contrôle biologique des ravageurs et des maladies.

Et grâce à la construction d’une pépinière à destination des nouveaux plants de bananes, la coopérative a pu diversifier ses parcelles en cultivant du coco par exemple. Ce projet permet aux plants de bananes d’être plus résistants et résilients au changement climatique.

Au Pérou, l’association APPBOSA vend ses biofertilisants à prix coutant aux membres de la cooperative, ce qui leur coûtent 3 à 4 fois moins cher que dans le commerce traditionnel. La prime de développement leur a également permis d’améliorer leur système de production avec l’instalation de convoyeurs de bananes et de canaux d’irrigation.    

Tout comme la coopérative Capebosman, qui, en plus des canaux d’irrigation, a acheté des fourgonettes pour le transport du personnel vers les stations d’emballages, des camions pour transporter les bananes, entre autres.

Par ailleurs, depuis à peine, 4 ans, la coopérative vend toute sa production aux  conditions du commerce équitable et son plus grand investissement grâce à la prime de développement et la contribution financière d’un importateur a été la construction d’une pompe electrogène pour pouvoir récupérer de l’eau du fleuve Chira pour les plantations de bananes, afin d’améliorer la qualité du fruit et d’augmenter leur productivité.

Amélioration des conditions des travailleur.euse.s et de leur famille

Lors de notre visite à la coopérative ASOANOR en République Dominicaine, nous avons pu observer le système de réception et de lavage des bananes tout en discutant avec les producteur.rice.s. Nous avons pu découvrir la manière dont la coopérative forme et intègre les travailleur.euse.s haïtien.ne.s. En effet dans les stations de lavage et d’emballage, les règles et procédures sont traduites en créole et accessibles pour tout.e.s.

La prime de développement a également été utilisée pour mettre en place des ateliers sur les thèmes d’égalité femme-homme aux travailleurs de la plantation Hispañola.

Au pérou, l’association Valle del Chira a permis de créer de l’emploi pour les femmes des producteurs grâce à des ateliers de cuisine. L’objectif étant de  substituer les ingrédients traditionnels par les bananes et de valoriser la banane dans des nouvelles recettes, tout en leurs permettant d’avoir une activité génératrice de revenu.

Et grâce à l’accumulation de trois mois de prime de développement, l’association a construit une cantine pour les enfants d’une école d’un village voisin.

Nous sommes allées leur rendre visite et avons reçu un accueil chaleureux. Nous avons assisté à unun spectacle de danses traditionnelles legèrement adaptées afin de valoriser le métier des producteur.rice.s de bananes : les garçon portaient un regime de banane à la place d’un bout de bois.