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Nouvelle historique pour les ouvriers horticoles qui cultivent les roses équitables !

L’offre de roses labellisées Fairtrade/Max Havelaar en France se développe à grands pas : deux entreprises majeures viennent de prendre des engagements forts en faveur du commerce équitable dans le secteur. Voici comment Système U et Aquarelle.com vont contribuer à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs qui cultivent ces roses.

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Des roses 100% équitables chez Système U

160413 logosystemeuCela fait plus de dix ans que l’enseigne propose à ses clients d’adopter une démarche équitable. Si le goût du commerce équitable s’immisce en 2005 dans les rayons des magasins U par, dans un premier temps, du sucre, du café et de la poudre cacaotée, c’est avec les roses que le distributeur français marque l’ampleur de son engagement.

Toutes les roses en provenance du Kenya sont dorénavant issus du commerce équitable labellisé Fairtrade/Max Havelaar.

L’enseigne a pour objectif de passer d’environ 600 000 tiges de roses équitables vendues par an à 13 millions ! Une étape historique pour les ouvriers et ouvrières de la ferme horticole Bigot Flowers, au Kenya, dont les roses sont issues. Grâce au volume de ces ventes, les travailleurs de cette plantation pourront bénéficier d’une prime de développement plus importante et améliorer leurs conditions de vie.

Les bouquets équitables d’Aquarelle.com, leader de la vente en ligne

160413 aquarelleDepuis le 12 avril, tous les bouquets de roses 40 cm vendus sur Aquarelle.com sont labellisés Fairtrade/Max Havelaar, sans hausse de prix pour le consommateur. Aquarelle.com prévoit ainsi de vendre entre 13 et 14 millions de tiges de roses équitables par an.

La marque souhaite s'inscrire durablement dans l'amélioration des conditions de vie des travailleurs des fermes horticoles. Aquarelle.com accélère ainsi son engagement en faveur de la consommation responsable et fait de l'empowerment des travailleurs, un pilier majeur de sa démarche.

Depuis plus de 10 ans, l'entreprise travaille avec les fermes horticoles Wildfire au Kenya et Rosa Plaza en Ethiopie, engagées dans la production durable de fleurs.

Un cahier des charges exigeant pour protéger les ouvriers

La certification Fairtrade/Max Havelaar exige que les fermes horticoles respectent les droits fondamentaux du travail, des normes sanitaires et de sécurité, ainsi que la liberté d'association, entre autres. Les employeurs doivent assurer la mise en place de dispositions sociales bien souvent non obligatoires dans le cadre des lois nationales, comme fournir la sécurité sociale aux travailleurs et instaurer un congé de maternité d'au moins huit semaines pour les femmes.

Les fermes sont également tenues de respecter un cahier de charges environnemental exigeant pour protéger les ressources naturelles, à travers notamment une optimisation de la consommation d’eau.
Par ailleurs, les acheteurs doivent verser 10% du prix d’achat à un Comité de gestion de la Prime de développement Fairtrade, constitué de travailleurs élus dans chaque ferme. Ce sont les travailleurs eux-mêmes qui gèrent l’argent de cette prime sur un compte indépendant de celui de l’employeur, pour l’investir dans des projets de leur choix, décidés collectivement. Ainsi, avec des ventes qui pourraient se multiplier par quatre en un an en France, grâce à l’engagement de Système U et Aquarelle.com, de nouveaux projets pourront voir le jour, au bénéfice des travailleurs, de leurs familles et de leurs communautés.

Jackline, ouvrière horticole : « Je suis très fière des projets accomplis grâce au commerce équitable »

Jackline Kemuma travaille dans l’atelier d’emballage de la ferme horticole Bigot Flowers Kenya depuis 9 ans. Elle s’est fortement investie dans l’organisation des travailleurs et elle est actuellement vice-présidente du Comité de gestion de la prime de développement Fairtrade.

Les projets sociaux financés avec la prime de développement dans cette ferme sont multiples, mais pour Jacqui, les plus importants sont ceux liés à l’éducation, que ce soit pour les enfants ou pour les travailleurs. Elle a bénéficié personnellement d’une formation en informatique, obtenant ainsi un diplôme qui peut lui servir pour évoluer dans l’entreprise. Elle est fière de citer les exemples de travailleurs qui ont pu financer leurs études universitaires. Quant aux enfants, ils peuvent bénéficier de bourses d’études et d’infrastructures comme des nouvelles salles de classe.

Le dernier projet que les travailleurs ont décidé de financer est une crèche qui facilitera grandement la vie des femmes, largement majoritaires dans les fermes horticoles. Ainsi, Jacqui pourra soulager ses parents qui s’occupent de son enfant pendant qu’elle travaille.

« Je suis très fière des projets accomplis grâce au commerce équitable. Nous appuyons les femmes et les autres travailleurs de notre communauté ».
Jackline Kemuma, ouvrière horticole, ferme horticole Bigot Flowers, Kenya

Pour en savoir plus :
Page filière fleur
Article St Valentin