Foire aux questions

Le commerce équitable

Pourquoi faut-il un commerce équitable ?

Aujourd’hui, plus de 800 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde. Près des trois quarts sont des agriculteurs ou des travailleurs agricoles d'Amérique latine, d’Afrique et d’Asie.

Le modèle dominant du commerce mondial crée des injustices et des inégalités de plus en plus fortes. Premiers maillons de la chaîne, petits producteurs et travailleurs subissent de multiples formes d’exploitation, de violations des droits humains et de dégradations environnementales. Trop souvent, les marchés internationaux des matières premières agricoles ne permettent pas à ceux qui produisent ces denrées de vivre décemment de leur travail.

  • La mondialisation ne doit pas être synonyme d’exploitation humaine et de dégradation de la planète.
  • Un commerce éthique et responsable est essentiel pour un monde plus juste.

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Qu’est-ce que le commerce équitable?

Le commerce équitable est un modèle alternatif d’économie qui agit sur 3 niveaux pour un développement durable : économique, social, et environnemental. Il garantit des conditions commerciales plus justes pour les producteurs défavorisés des pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

Ces conditions leur donnent les moyens de combattre la pauvreté par eux-mêmes, de renforcer leurs capacités et de prendre en main leur avenir.

Le commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar permet aux producteurs et travailleurs agricoles des pays en développement de vivre de leur travail. En bénéficiant de revenus plus sûrs et plus durables, ils peuvent investir collectivement dans des projets locaux pour améliorer leurs conditions de vie et celles de leur communauté (éducation, santé, développement économique…).

Comment est né le commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar ?

C’est en 1988 que le commerce équitable voit le jour aux Pays-Bas à l’initiative du prêtre-ouvrier Francisco Van Der Hoff travaillant dans la coopérative de producteurs de café mexicaine UCIRI. Les producteurs appellent alors au soutien non pas via de l’aide humanitaire mais par l’achat au prix juste de leur café. La volonté était de donner les moyens aux producteurs de sortir de la pauvreté par eux-mêmes en créant une nouvelle forme de commerce plus juste dans la lignée du mouvement « trade, not aid » (du commerce plutôt que de la charité)

Fairtrade Max/Havelaar créé un label pour identifier les produits du commerce équitable et appliquer aux produits du quotidien les principes du commerce équitable qui se pratiquait déjà dans certains circuits spécialisés.

Qu’est-ce que le prix minimum garanti et comment est-il calculé ?

Les producteurs sont assurés de percevoir un prix minimum d’achat pour leur production, leur conférant stabilité et sécurité même en cas de chute des prix sur le marché mondial, comme c’est le cas pour le café aujourd’hui. Le prix minimum garanti représente un filet de sécurité face à l’effondrement des cours. Evidemment, si le prix sur le marché mondial dépasse le prix minimum garanti, les producteurs négocient leur prix de vente.

Il est régulièrement réévalué par ‘the Fairtrade Standards and Pricing Unit’ de Fairtrade International. Il est déterminé à travers une consultation de différents acteurs à laquelle participent les réseaux de producteurs.

Qu’est-ce que la prime de développement ?

La prime de développement est une somme d’argent versée aux organisations de producteurs en plus de l’achat de leur production et correspond dans la plupart des cas à 10% du prix minimum garanti. Elle est utilisée pour financer des projets collectifs économiques, sociaux et environnementaux (construction d’infrastructures, amélioration de la production, accès à l’eau, à la santé, à l’éducation,…). Levier de développement rural essentiel du commerce équitable, cette prime est versée par les acheteurs en plus du prix d’achat des matières premières. Son utilisation est décidée de manière collective.

La prime de développement n’est pas sujette à négociation.

Le mouvement Fairtrade/Max Havelaar et l’ONG Max Havelaar France

Qui est Fairtrade/Max Havelaar ?

Le mouvement Fairtrade/Max Havelaar est composé de 30 organisations nationales, qui représentent le label dans les pays consommateurs, et de près de 1 600 organisations de producteurs et de travailleurs rassemblées en trois réseaux continentaux : Afrique, Amérique latine et Asie.

Le mouvement Fairtrade/Max Havelaar travaille principalement avec des organisations de petits producteurs, mais soutient également les ouvriers agricoles travaillant dans des plantations à plus grande échelle. Il promeut un processus d’empowerment, à travers lequel producteurs et travailleurs sont en capacité de construire un avenir meilleur pour leurs familles et leurs communautés. Un avenir qu’ils prennent en main de façon collective avec davantage de stabilité et de sécurité. Un avenir au sein d’organisations renforcées et respectées ayant une véritable influence sur leur territoire en tant qu’acteurs reconnus.

L’ONG Fairtrade International, créée en 1997 par les ONG nationales, dont Max Havelaar France, est en charge de la définition des Standards (cahiers des charges) du commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar, de la gestion du label au niveau international et de la coordination des programmes de soutien aux producteurs. Fairtrade International plaide également pour plus de justice dans le commerce international.

Fairtrade International est cogérée à parité égale par les associations nationales représentant le label dans les pays consommateurs, dont Max Havelaar France , et les trois réseaux de producteurs et travailleurs.

> En savoir plus sur le mouvement international Fairtrade/Max Havelaar.

Qui est Max Havelaar France ?

Max Havelaar France est une ONG, membre fondateur du mouvement international Fairtrade/Max Havelaar, qui agit pour un commerce équitable, respectueux des droits humains et de l’environnement. Avec le label Fairtrade/Max Havelaar, elle mobilise les entreprises, les consommateurs et les pouvoirs publics afin de transformer les pratiques et de soutenir les producteurs et travailleurs défavorisés. Elle sensibilise l’opinion publique et milite en faveur d’une économie mondiale éthique et responsable.

> En savoir plus.

Comment l’ONG Max Havelaar France est-elle financée ?

Max Havelaar France est une association à but non lucratif qui s'autofinance en très grande partie. Le modèle économique de Max Havelaar France repose sur le versement d’une redevance par les partenaires économiques, en échange de l’utilisation du label sur le produit final commercialisé. Ces droits de licence représentent plus de 90% du budget global de l’association.

> En savoir plus sur le modèle de financement unique de l’ONG Max Havelaar France et l’utilisation des ressources ici.

Qui est Max Havelaar ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire Max Havelaar n’est pas le nom du fondateur du mouvement. C’est le héros d'un roman paru en 1860 sous le titre « Max Havelaar ou les ventes de café de la Compagnie commerciale des Pays-Bas ». L'auteur, Eduard Douwes Dekker, dénonce l’exploitation, et les conditions de travail, des cultivateurs de café dans les colonies au 19ème siècle. Dekker vécut dans les colonies néerlandaises dès l'âge de 18 ans en tant que fonctionnaire de l'Etat néerlandais. Il y combattit sans succès les injustices qui y régnaient et décida de quitter son poste.

Ce livre et son héros, Max Havelaar, sont très populaires aux Pays-Bas. C’est là-bas que la première association Max Havelaar est née en 1988, elle s'est donnée ce nom pour des raisons symboliques. Ce dernier a ensuite été adopté par plusieurs organisations du mouvement, dont Max Havelaar France.

Max Havelaar France vend-elle des produits ?

Nous ne vendons ni n’achetons rien. Nous mettons en relation les consommateurs et les acteurs économiques avec des producteurs défavorisés afin de développer un commerce équitable. Max Havelaar France soutient les coopératives à trouver des débouchés commerciaux en mobilisant les entreprises et les consommateurs. Vous pouvez identifier les produits grâce au label bleu et vert.

Qui établit les critères du cahier des charges Fairtrade/Max Havelaar ?

Tous les standards (cahiers des charges) Fairtrade/Max Havelaar, dont le prix minimum et la prime de développement, sont établis par l’Unité des standards de Fairtrade International. Ils sont révisés régulièrement et en concertation avec les producteurs. Le processus d’acceptation des standards internationaux Fairtrade/Max Havelaar est conforme à ce que prescrit l'Alliance internationale pour la reconnaissance et l'étiquetage sociaux et environnementaux (ISEAL).

Le label Fairtrade/Max Havelaar

Qu’est-ce qu’un label ?

Un label est un système de garantie pour les produits répondant à un cahier des charges. Le symbole est placé sur l’emballage d’un produit lorsque ce produit répond à certains critères, cela facilite la reconnaissance.

Qu’est-ce que le label Fairtrade/Max Havelaar ?

C’est un label international qui repose sur des critères économiques, organisationnels, sociaux et environnementaux. Le producteur, l’importateur et l’entreprise de transformation s’engagent à les respecter. Ils sont contrôlés par FLOCERT, organisme indépendant de certification. Découvrez les garanties du label.

Critères économiques : Les matières premières sont achetées à un prix minimum garanti qui vise à couvrir les coûts de production durable et agit comme un filet de sécurité lorsque les prix du marché baissent. Les acheteurs versent également une prime de développement aux organisations de producteurs ou de travailleurs, qui peut être investie dans le développement de leur activité et/ou dans des projets sociaux bénéficiant à toute la communauté. Les acheteurs s’engagent dans une relation durable avec les producteurs et doivent proposer le préfinancement des récoltes.

Critères sociaux : Les droits fondamentaux du travail doivent être respectés, tels que définis par l’Organisation internationale du Travail : conditions de travail décentes, non-discrimination, liberté d’association, santé et sécurité au travail… Il est obligatoire de mettre en place des normes sanitaires et de sécurité strictes. La non-discrimination et la liberté d’association doivent être assurées. Le travail des enfants est interdit.

Critères environnementaux : L’utilisation de certaines substances chimiques dangereuses est interdite, ainsi que le recours aux OGM. Les intrants naturels sont privilégiés. La préservation des ressources naturelles et des écosystèmes font partie des critères à respecter, notamment à travers une optimisation de la consommation d’eau et une gestion durable des sols. La production biologique est encouragée. Producteurs et travailleurs sont formés à des pratiques agricoles leur permettant de mieux s’adapter aux conséquences du changement climatique et de réduire leur impact écologique.

Autonomie et gouvernance : Les organisations de producteurs ou de travailleurs sont gérées de façon transparente et démocratique. Elles définissent leurs propres stratégies et plans d’action et gèrent elles-mêmes la prime de développement, dont l’utilisation est décidée collectivement. Un soutien leur est apporté afin de renforcer leur capacité de négociation.

Qui est derrière le label ?

Le label est géré en France par l’ONG Max Havelaar France membre fondateur dumouvement international Fairtrade/Max Havelaar.

Que garantit le label ?

Il repose sur 5 garanties :

  • Un prix minimum garanti versé aux producteurs
  • Une prime de développement pour développer des projets collectifs économiques, sociaux et environnementaux
  • Des conditions de travail décentes
  • L’autonomie et la gestion démocratique des coopératives de producteurs
  • La préservation de l’environnement : interdiction des OGM et des produits chimiques dangereux, préservation des ressources naturelles…
Puis-je vraiment avoir confiance dans un label privé ?

Fairtrade/Max Havelaar est un mouvement international qui regroupe des ONG et des représentants de producteurs. Il est donc issu de la société civile et à but non lucratif. La fédération Fairtrade International est membre de FINE, qui regroupe les grandes fédérations mondiales du commerce équitable.

Ses pratiques font référence tant auprès de la Commission européenne que du gouvernement français et de grandes organisations internationales. Sa certification est conforme aux normes internationales des certificateurs.

L’application des cahiers des charges est contrôlé par FLOCERT,organisme indépendant qui contrôle tous les maillons de la chaîne : des paysans, des comités de travailleurs, des coopératives, puis des acteurs économiques (importateurs, entreprises de transformation). Il est agréé par la norme internationale d’indépendance et de transparence ISO 17065.

Labels : Quelle est la différence entre le logo noir et le logo blanc ?

Il existe deux labels Fairtrade/Max Havelaar en fonction du type de produit et de la place que tiennent les ingrédients équitables dans les produits.

Le logo noir Fairtrade/Max Havelaar

Le logo noir concerne des produits qui peuvent être simples ou composés :

  • Les mono-produits (café, riz, bananes, sucre...). Composés d’un seul ingrédient, ils sont, par définition, à 100 % issus du commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar.
  • Les produits composés de plusieurs ingrédients (glaces, chocolats, biscuits...). Ils peuvent arborer le label noir à condition que tous les ingrédients disponibles en commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar en soient obligatoirement issus. Seules les matières premières qui n'existent pas en commerce équitable, par exemple les œufs, le lait, la farine ou le sel, sont dispensées de cet impératif.

Prenons l'exemple d'une tablette de chocolat au lait labellisée Fairtrade/Max Havelaar : 

Le cacao, le beurre de cacao et le sucre de canne étant disponibles dans les filières du commerce équitable, ils sont obligatoirement certifiés Fairtrade/Max Havelaar.

En revanche, le lait, qui n'est pas disponible aux conditions du commerce équitable, n'est pas certifié.

Le logo blanc Fairtrade/Max Havelaar

Le logo blanc identifie l’ingrédient équitable du produit. Le label porte uniquement sur l'ingrédient – indiqué dans la bande à droite du logo – et non sur le produit.

Reprenons l'exemple de la tablette de chocolat au lait : le logo ci-contre signifie que le cacao est issu du commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar, mais que ce n'est pas le cas du sucre et du lait. Le fabricant de chocolat permet ainsi aux producteurs de cacao équitable de bénéficier du commerce équitable, tout en utilisant un sucre produit dans sa région mais ne bénéficiant pas de la certification Fairtrade/Max Havelaar.

Que dois-je faire pour labelliser un ou plusieurs de mes produits ?

Nos responsables des filières sont à votre disposition pour vous renseigner sur la procédure à suivre pour labelliser vos produits. Vous pouvez prendre contact avec eux à l’adresse suivante : partenariatentreprise@maxhavelaarfrance.org

Vous souhaitez devenir partenaire ? Toutes les informations sont à retrouver ici.

Comment obtenir une certification Fairtrade/Max Havelaar pour mon groupe de producteurs ?

Pour vous informer sur l’obtention d’une certification Fairtrade/Max Havelaar pour une coopérative, vous pouvez vous adresser à FLOCERT.

Comment labelliser un produit composé de différents ingrédients ?

Plusieurs produits tels que le café, le thé, les fleurs, le sucre et le riz sont 100% Fairtrade/Max Havelaar.

Les produits composés de plusieurs ingrédients peuvent également porter le label : des produits tels que la glace, ou certains chocolats et friandises par exemple, qui sont composés d’un mélange d’ingrédients certifiés Fairtrade/Max Havelaar (comme le sucre, le cacao, la vanille...) et d’ingrédients achetés localement auprès d’agriculteurs (comme le lait, la farine et les œufs).

Fairtrade/Max Havelaar a mis en place des exigences pour ceux-ci :

  • toutes les matières premières doivent provenir du commerce équitable, à l’exception des ingrédients qui ne sont pas disponibles en commerce équitable (par ex. eau, œufs, lait, farine ou sel)
  • au moins 20 % des ingrédients qui le composent (calculé en poids sur extrait sec) doivent provenir de coopératives certifiées Fairtrade/Max Havelaar (une barre de chocolat par exemple : le lait est local, mais le cacao et le sucre utilisés doivent être à 100 % produits par des producteurs d’organisations certifiées Fairtrade/Max Havelaar et ils doivent représenter au moins 20 % de la tablette de chocolat).

Les producteurs et les travailleurs employés

Quelle différence fait le commerce équitable pour les producteurs et les travailleurs employés ?

Les principaux bénéfices sont : un prix minimum garanti versé aux producteurs, des conditions de travail décentes pour les travailleurs agricoles, un soutien via des programmes spécifiques (par exemple dans la lutte contre le réchauffement climatique) et la prime de développement pour financer des projets locaux.

C’est en se regroupant en coopératives que les producteurs s’organisent afin d’investir pour l’avenir. Grâce aux critères commerciaux qu’il garantit, le label Fairtrade/Max Havelaar leur facilite l’accès aux moyens financiers nécessaires.

Renforcées, les organisations ont la possibilité d’améliorer les services proposés aux producteurs et de faire face aux défis à relever.

Puis-je savoir ce qui revient au producteur sur un paquet de café ? Quelle est la part du prix d’un produit labellisé Fairtraide/Max Havelaar qui revient aux producteurs ?

Voici un exemple de la répartition de la valeur sur un paquet de café :

Source : Etude menée par le BASIC, octobre 2018.

En fonction du produit et du cours mondial actuel, les coopératives de petits producteurs enregistrent des gains de 15% à 65% plus élevés lorsqu’elles produisent et vendent selon les directives Fairtrade/Max Havelaar plutôt qu’en conventionnel. Toutefois, les partenaires commerciaux sont libres de fixer le prix de vente final du produit en magasin. Pour des raisons juridiques, Fairtrade/Max Havelaar ne peut pas influer sur le prix de vente final. Pour les produits équitables Fairtrade/Max Havelaar aussi, la majeure partie de la chaîne de valeur (transformation, négoce, commercialisation) a lieu dans les pays du Nord (par ex. la torréfaction du café ou la transformation du cacao). La part du prix de vente qui revient aux producteurs dépend de la chaîne de valeur et varie énormément d’un produit à l’autre. 

  • En proposant un filet de sécurité (le prix minimum) dans un contexte de volatilité des prix et de baisses régulières au-dessous des coûts de production, ainsi qu’une prime collective et des facilités de préfinancement qui répondent au besoin de trésorerie des producteurs et de leurs organisations ; en moyenne les producteurs péruviens ont ainsi gagné 24% de plus en 2017 dans les filières équitables que dans la filière conventionnelle.
  • Le commerce équitable n’est pas uniquement une question de prix. Il est plus ambitieux que cela. C’est aussi donner une visibilité sur le moyen terme qui permet d’envisager l’avenir. L’acheteur verse en plus une prime de développement chaque année qui permet à la coopérative ou au comité de travailleurs d’investir au service de la communauté locale.
Pourquoi l’artisanat n’est-il pas labellisé Fairtrade/Max Havelaar ?

Il est aujourd’hui difficile d’adapter le modèle Fairtrade/Max Havelaar, qui s’appuie sur un prix minimum par filière agricole, à l’artisanat et aux autres productions artisanales de petite taille. Cette production est souvent composée de pièces uniques, faites de matériaux variés et dont les processus de production et les coûts varient de manière importante. 

Pourquoi Fairtrade/Max Havelaar certifie-t-il de grandes plantations ?

Le mouvement Fairtrade/Max Havelaar s'attache également à protéger les travailleurs dans ces grandes plantations qui sont eux-aussi confrontés à de grandes difficultés. Il s’agit, dans ce cas, de protéger les droits des travailleurs agricoles, très nombreux dans certaines filières comme la banane, le thé ou encore les fleurs. Les bénéficiaires sont les travailleurs et non les propriétaires des plantations. En effet, il est essentiel de leur assurer une protection car ils travaillent dans des pays où le droit du travail est peu respecté voire inexistant. Fairtrade/Max Havelaar a mis en place, depuis de nombreuses années, une certification pour les plantations avec des cahiers des charges spécifiques et différents de ceux des organisations de petits producteurs pour protéger les travailleurs : la liberté d’association et de la place des syndicats a été renforcée, des négociations salariales ont été engagées en vue d’atteindre un salaire décent, une autonomie totale des organisations de travailleurs pour l’utilisation de la prime de développement leur a été donnée.

Le commerce équitable profite-t-il aussi aux travailleurs salariés des plantations et des ouvriers du textile ?

Les salariés des plantations de thé, de bananes ou de fleurs sont protégés par le droit international du travail : droit aux congés, droit à la sécurité, droit à des contrats stables… Le commerce équitable leur permet de faire valoir leurs droits et ils peuvent se syndiquer. Ils décident ensemble de projets sociaux ou de formation, financés grâce à la prime de développement. Max Havelaar France porte la voix des petits producteurs et travailleurs pour défendre leurs droits.

> En savoir plus sur le Standard Fairtrade pour le textile

Contrôles et certifications

Qu’est-ce que FLOCERT ?

FLOCERT est l’organisme indépendant qui contrôle tous les maillons de la chaîne : des paysans, des comités de travailleurs, des coopératives, puis des acteurs économiques (importateurs, entreprises de transformation) pour vérifier que ceux-ci respectent les cahiers des charges internationaux Fairtrade/Max Havelaar. Il est agréé par la norme internationale d’indépendance et de transparence ISO 17065.

Les contrôles sont-ils sérieux ? Comment sont-ils effectués ?

Chaque année, des auditeurs vérifient sur le terrain l’application des cahiers des charges. La certification des coopératives comme des industriels peut être suspendue ou retirée à tout moment s’ils ne respectent pas les cahiers des charges. L’auditeur peut aussi délivrer une liste d’ « actions correctives » à accomplir : améliorer la gestion, remplacer les pesticides par des procédés naturels … Les importateurs et transformateurs sont également audités.

> En savoir plus sur les procédures de certification et contrôles.

Les intermédiaires sont-ils également contrôlés et si oui, comment ?

Les intermédiaires (par exemple les importateurs) font également l’objet d’un audit annuel de normes distinctes définies à leur intention. Ces normes garantissent notamment que certaines matières premières certifiées Fairtrade/Max Havelaar soient séparées des autres qui sont conventionnelles, que les quantités vendues avec le label correspondent aux quantités achetées aux conditions du commerce équitable. Le certificateur vise au respect des conditions de prix Fairtrade/Max Havelaar et à ce que les risques contenus dans le contrat conclu entre l’acheteur et le producteur soient équilibrés. Ce dernier élément est unique au mouvement et il est fondamental pour les parties concernées.

Les produits et les marques

Quels sont les produits pouvant être labellisés Fairtrade/Max Havelaar ?
  • Le café sous toutes ses formes, en magasin ou dans la restauration ;
  • Le coton des vêtements, du linge de lit, des tenues professionnelles ou à démaquiller ;
  • Les bananes, ananas, citrons verts et autres fruits frais ;
  • Le thé, en sachet ou en vrac ;
  • Le cacao, chocolat et autres produits chocolatés ;
  • Le sucre, à la base de nombreuses confiseries, biscuits... ;
  • Les jus de fruits ;
  • Les céréales : riz, quinoa…
  • Les roses ;
  • Les épices, huiles, etc.

... Et bien d’autres pour se faire plaisir !

Retrouvez toutes les catégories de produits ici.

Où trouver les produits portant le label ?

Partout où vous allez faire vos courses : supermarchés, magasins bio, épiceries ; et dans de plus en plus d’hôtels, bars, distributeurs automatiques ou restaurants. Consommer équitable, c’est un choix au quotidien et c’est facile.

Retrouvez toutes les enseignes et les artisans/magasins engagés dans lesquels vous trouverez des produits labellisés Fairtrade/Max Havelaar ici.

Comment être sûr que mon achat est véritablement équitable ?

Le label Fairtrade/Max Havelaar s’appuie sur des cahiers des charges exigeants que doivent respecter tous les acteurs de la chaîne. L’application des cahiers des charges est contrôlé par FLOCERT,organisme indépendant qui contrôle tous les maillons de la chaîne : des paysans, des comités de travailleurs, des coopératives, puis des acteurs économiques (importateurs, entreprises de transformation). Il est agréé par la norme internationale d’indépendance et de transparence ISO 17065.

Pourquoi certains produits qui ne portent pas le label Fairtrade/Max Havelaar se disent équitables ?

Hormis Fairtrade/Max Havelaar, il existe d’autres labels de commerce équitable tels que Ecocert Equitable, Bio Equitable, Bio solidaire, Fair for life, Fair trade USA, Naturland Fair, Forest Garden Products, Symbole Producteurs Paysans ou WFTO.

Les produits équitables doivent répondre à la définition du commerce équitable.

Peut-on établir la traçabilité pour un produit labellisé Fairtrade/Max Havelaar ?

Le commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar exige la traçabilité physique pour les produits suivants : les bananes, les fruits frais, le café, les fleurs, les noix, le riz, les épices et d’autres. Ils doivent être étiquetés et gardés à l’écart et cela, à tous les stades de leur parcours : des parcelles des producteurs jusqu’aux rayons des magasins. Cependant, établir des règles similaires pour des produits tels le cacao, le sucre, le thé et le jus n’est pas facilement réalisable. En effet, le fonctionnement de ces secteurs rend difficile la traçabilité physique des produits, la traçabilité documentaire est alors mise en place.

Nous vous expliquons tout ici.

Mass Balance (bilan de masse), qu'est-ce que c'est ?

Le mouvement Fairtrade/Max Havelaar privilégie toujours la traçabilité physique sur toute la chaîne. C’est le cas pour la majorité des produits tels que les bananes et les autres fruits frais, le café, les fleurs, les noix, le riz, les épices, etc. Cela représente plus de 80% des produits labellisés. Cependant, établir des règles similaires pour des produits tels le cacao, le sucre, le thé et le jus n’est pas facilement réalisable. En effet, le fonctionnement de ces secteurs rend difficile la traçabilité physique des produits.

Nous vous expliquons tout ici.

Et le commerce équitable chez nous, en France ?

Pourquoi le label ne s’applique-t-il pas aux agriculteurs français ?

Depuis sa naissance il y a cinquante ans, le commerce équitable est une initiative de solidarité internationale. Il concerne des pays où il n’y a pas d’Etat providence et très peu de services publics et d’infrastructures. Les populations rurales y manquent souvent de l’essentiel : nourriture, santé, éducation. Ils bénéficient de peu d'aides des infrastructures, et n'ont généralement ni sécurité sociale ni aucun filet de sécurité s'ils ne peuvent pas obtenir un prix équitable pour leurs produits.

C’est pourquoi le label Fairtrade/Max Havelaar a jusqu’à présent, choisi de concentrer son action au service des producteurs des pays en développement. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas aussi besoin d’un commerce plus solidaire en France ! Nombre d’agriculteurs sont en effet confrontés à des problèmes similaires pour vivre de leur travail, face au changement climatique etc. Les initiatives de commerce équitable origine France se développent.

Ne vaut-il pas mieux favoriser les circuits courts et les produits locaux ?

Le mouvement Fairtrade/Max Havelaar veut voir émerger un système alimentaire qui soit écologiquement durable et équitable pour les individus. Cela signifie que nous réfléchissons tous sérieusement à l'origine de nos aliments et à faire des choix éthiques.

Acheter équitable et acheter localement sont deux faces d'une même médaille pour la consommation éthique et responsable. Ces deux approches sont axées sur le fait de favoriser un commerce à visage humain et d'essayer de rapprocher les gens qui cultivent nos aliments de nous qui les consommons.

Vous pouvez par exemple choisir d'acheter votre lait ou vos œufs près de chez vous, mais il est peu probable que le café, le thé ou le cacao soient cultivés localement, et c'est à ce moment que vous pourrez vous tourner vers le commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar.

Certains produits, comme le miel et les fleurs, sont en partie cultivés localement, mais l'offre ne peut pas répondre à toute la demande, ce qui fait que les importations sont nécessaires pour satisfaire les besoins des consommateurs.

Commerce équitable et environnement

Les produits équitables sont-ils bio ?

Equitable ne veut pas dire biologique. Mais les deux démarches sont complémentaires . Aujourd’hui, 76% des produits labellisés Fairtrade/Max Havelaar distribués en France sont également biologiques. Le label Fairtrade/Max Havelaar a uncahier des charges très strict sur la protection de l’environnement et verse une prime supplémentaire aux coopératives qui ont la double certification équitable et bio. Les producteurs engagés dans le commerce équitable sont ainsi incités à introduire progressivement les méthodes de production bio ; des formations et de l’accompagnement leur sont proposés. La préservation de l’environnement ainsi qu’une gestion durable des ressources naturelles sont au cœur des garanties du label. Les pesticides dangereux et les OGM sont interdits. Les producteurs certifiés s’engagent par ailleurs à améliorer la gestion de l’eau, des sols et des déchets.

Quelle est l’empreinte écologique des produits équitables ? Que fait le commerce équitable contre le changement climatique ?

La préservation de l’environnement est un pilier essentiel du commerce équitable : l’interdiction des OGM, l’usage raisonné des produits phytosanitaires, l’interdiction des produits dangereux, la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles, l’encouragement à la conversion à l’agriculture biologique. Tous ces leviers permettent aux productrices et producteurs d’agir pour la planète.

Les paysans des pays en développement sont les premières victimes du changement climatique. Le mouvement Fairtrade/Max Havelaar investit dans des projets pour contrer le changement climatique, ainsi que l’impact du changement climatique auquel nous assistons actuellement.

Concernant le transport, il est indéniable qu'il faut agir tout de suite à grande échelle dans le monde entier pour faire face au changement climatique. Toutefois, si le débat autour de cette question venait à se focaliser sur le problème du transport des denrées alimentaires, cela pourrait avoir de graves conséquences sur les possibilités offertes aux cultivateurs et travailleurs marginalisés d'exporter leurs récoltes aux conditions du commerce équitable et de sortir de la pauvreté par leurs propres moyens.

Contrairement à la croyance populaire, le transport n'est souvent pas le principal responsable de l'empreinte carbone d'un produit, et les produits locaux n'ont pas forcément une empreinte carbone plus faible que ceux produits à l'étranger.

En savoir plus que le programme de lutte contre le réchauffement climatique

Que fait Fairtrade/Max Havelaar pour l’environnement ?

Le cahier des charges du label Fairtrade/Max Havelaar garantit des pratiques agricoles et environnementales durables.

La préservation des ressources naturelles et des écosystèmes, tels que les sols ou la biodiversité, font partie des critères à respecter : via par exemple la gestion de la consommation d’eau, l’interdiction de nombreux produits chimiques dangereux et des OGM.

Les producteurs engagés dans le commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar bénéficient d’un appui technique et de formations pour réduire leur impact écologique et mieux s’adapter aux conséquences du changement climatique.

Ils sont incités à la conversion à la production biologique via une prime. Aujourd’hui, plus de 76% des produits labellisés Fairtrade/Max Havelaar disponibles en France sont bio.

Le commerce équitable c’est aussi le choix d’une agriculture à petite échelle, qui préserve les cultures familiales qui protège la biodiversité, pour que les producteurs puissent cultiver durablement leurs terres.

Le prix des produits équitables

Les produits équitables Fairtrade/Max Havelaar sont-ils plus chers ?

Le commerce équitable défend un prix juste, c’est-à-dire qui assure une juste rémunération pour les petits producteurs agricoles.

Oui il peut y avoir une différence de prix, mais à qualité égale, la différence de prix est minime.

Il faut s’interroger sur le modèle de société que nous voulons. Derrière la course aux prix toujours plus bas : il y’a un impact social et environnemental majeur, et des conséquences néfastes pour les agriculteurs du monde entier.

Quand vous rapportez à votre consommation, c’est quelques centimes de plus pour vos 2 carrés de chocolat quotidiens, et par exemple pour la coopérative Acopagro qui produit du cacao au Pérou c’est +19% de revenus grâce au commerce équitable.

Et c’est l’assurance de produits cultivés dans de bonnes conditions grâce à un cahier de charges exigeant pour tous les acteurs de la chaîne.

La gamme de produits issus du commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar est maintenant très développée, avec entre autres de nombreuses marques de distributeurs ou marques génériques, à toutes les gammes de prix. Toutefois, les produits équitables sont peu susceptibles d'être les moins chers du magasin, pour toutes sortes de raisons :

  • même si les prix des marchés mondiaux dégringolent, les organisations de producteurs recevront toujours le prix minimum garanti en échange de leurs produits, filet de sécurité visant à couvrir les coûts moyens de la production durable, ainsi que la prime de développement.
  • la certification indépendante, les programmes d'audit et de traçabilité, ainsi que les licences et la labellisation des produits représentent un coût de mise en œuvre, et ces coûts sont intégrés aux prix des produits par le biais de la chaîne d'approvisionnement.
  • les volumes de certains produits peuvent être relativement faibles, et une partie des coûts de transport, de fabrication, de conditionnement et de commercialisation peut donc être proportionnellement plus élevée. Lorsque les volumes augmentent, les coûts de nombreux produits deviennent bien plus compétitifs par rapport aux équivalents non équitables.

Partenaires commerciaux

Qui sont les partenaires commerciaux ?

Ce sont des entreprises qui achètent leurs ingrédients aux conditions du commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar et qui les transforment pour leurs produits finaux. Ils paient un droit de licence pour pouvoir utiliser le label sur l’emballage de leur produit. Aujourd’hui en France, cela représente plus de 3000 produits portant le label, distribués par plus de 250 entreprises partenaires.

Pour en savoir plus sur les entreprises et marques partenaires, cliquez ici

Pourquoi Max Havelaar France travaille-t-elle avec des multinationales ?

Les produits labellisés Fairtrade/Max Havelaar sont présents partout où les Français consomment : dans les magasins spécialisés, dans les boutiques bio, dans les grandes surfaces, les cafés… Nous accompagnons tout type d’entreprises, de la plus petite société locale jusqu’aux grandes multinationales.

Le commerce équitable représente aujourd’hui 1% du commerce mondial. Si l’on veut développer des modes de production durables et améliorer les conditions de vie des petits producteurs et travailleurs, les produits issus du commerce équitable doivent être présents partout : PME, multinationales, distributeurs, petits et grands acteurs économiques. Le niveau d’exigence est le même quelle que soit la taille ou la renommée des partenaires. Pour le garantir, tous sont contrôlés par FLOCERT, certificateur indépendant.

Pourquoi Max Havelaar France travaille-t-elle avec les grandes surfaces ?

Pour pouvoir changer les pratiques du commerce international, les produits équitables doivent être disponibles là ou 80% de la population française fait ses achats : en grandes surfaces. C’est de cette manière que le label fut créé en 1993 pour pouvoir exercer une influence à grande échelle et transformer les pratiques de production, d’approvisionnement, d’achat et de consommation plus largement.

De plus en plus de communautés agricoles se joignent à notre mouvement. Afin d’obtenir un impact significatif pour eux, nous devons développer le marché en matière de volume. Plus le nombre de produits achetés dans les conditions du commerce équitable Fairtrade/Max Havelaar augmente, plus grand sera l’impact pour les paysans.

Le commerce équitable est-il moins équitable en grandes surfaces ?

Pour nous, le commerce équitable doit être accessible à tous les consommateurs, pour un maximum de producteurs. Or, le café ou le thé par exemple sont achetés en majorité dans les supermarchés.

Quelle que soit la marque, dans un supermarché, dans un magasin bio ou dans un café, la présence du label Fairtrade/Max Havelaar vous apporte la même garantie : les producteurs à l’origine de la matière première de ce produit ont une meilleure rémunération, des conditions de travail décentes et préservent l’environnement. Le cahier des charges, le contrôle, l’appui apporté aux organisations de producteurs ne varient pas, quel que soit le type d’acteur qui travaille avec le label.

Je veux agir

Comment puis-je agir personnellement pour plus d’équitable ?

Au quotidien, vous pouvez faire le choix des produits équitables lorsque vous allez faire les courses. Vous pouvez également en parler à vos amis, à votre famille et à vos connaissances. Vous pouvez participer à des évènements et vous mobiliser sur des campagnes citoyennes pour demander à faire changer les règles du commerce. N’hésitez pas à nous suivre sur les réseaux sociaux et à vous inscrire à notre newsletter pour rester informés de toutes nos actualités.

Plus d’actions pour agir au quotidien pour le commerce équitable ici.

Je suis enseignant, comment puis-je intégrer le commerce équitable dans mes cours ?

Merci de votre intérêt pour le commerce équitable ! Nous pouvons vous envoyer des documents pour parler du commerce équitable à vos élèves. Contactez-nous par email : info@maxhavelaarfrance.org.

Comment puis-je faire labelliser mon (mes) propre(s) produit(s) Fairtrade ?

Merci de votre intérêt pour le commerce équitable ! Pour apposer le label sur vos produits, vous pouvez consulter cette rubrique et contacter notre équipe « Relations avec les partenaires » à l’adresse suivante :partenariatentreprise@maxhavelaarfrance.org

Etudiants

Je suis étudiant et je fais un projet sur le commerce équitable. Max Havelaar France peut-il me transmettre des informations ?

Nous sommes ravis que tant d’étudiants s’intéressent au commerce équitable. Si vous rédigez un mémoire ou un rapport sur le commerce équitable, vous trouverez un grand nombre d’informations en parcourant notre site et celui de Fairtrade International.

Vous avez envie d’engager votre campus, école ou université vers le commerce équitable ? Le programme Génération Equitable est fait pour vous. Nous vous accompagnons au quotidien pour des idées d’actions à mener pour plus d’équitable sur votre campus !

Goodies et objets promotionnels

Puis-je recevoir des produits pour les tester ? Des goodies ?

Malheureusement, nous ne sommes pas en mesure d’envoyer des produits ou objets promotionnels.